Fin de projet : les fichiers que vous devez recevoir
Un projet livré sans les bons fichiers vous rend dépendant de son auteur pour la moindre carte de visite. Voici ce qui doit se trouver dans le dossier final.
Le vectoriel d'abord
Le fichier maître d'un logo est vectoriel : il se redimensionne sans perte, d'une étiquette à une enseigne. Sans lui, vous n'avez pas votre logo ; vous en avez une photographie.
Attendez-vous à recevoir :
- Un fichier source éditable (AI, ou l'équivalent selon l'outil).
- Un PDF vectoriel, universellement lisible, à transmettre aux imprimeurs.
- Un SVG pour le web.
Les versions matricielles
Pour l'usage courant, il faut aussi des PNG à fond transparent, en plusieurs tailles, ainsi que des JPG quand un fond opaque est requis. C'est ce que vous enverrez à un partenaire qui vous demande « votre logo » sans plus de précision.
Les déclinaisons
Un logo utilisable existe en plusieurs états :
- Version principale, couleur.
- Version monochrome, noir et blanc — indispensable pour la gravure, la broderie, le fax, l'impression à une couleur.
- Version en négatif, pour les fonds sombres.
- Version compacte, pour les petits formats et les avatars carrés.
Si vous n'avez que la version principale, quelqu'un finira par la bricoler lui-même. Mal.
Les couleurs, dans les bons espaces
Une couleur n'a pas une seule valeur. Il vous faut :
- HEX et RVB pour l'écran.
- CMJN pour l'impression en quadrichromie.
- Une référence Pantone si la couleur est un élément fort de la marque.
Sans ces équivalences, votre bleu d'écran deviendra un autre bleu à l'impression, et personne ne saura lequel est le bon.
Les polices : le point qui coince
Une police est un logiciel sous licence. Un designer ne peut pas simplement vous envoyer ses fichiers de police : la licence lui appartient, pas à vous.
Ce qui doit être clair à la livraison :
- Le nom exact des polices utilisées.
- Où les acquérir, et pour quel type de licence (bureautique, web, application).
- Une alternative de secours pour les usages internes.
Dans le logo lui-même, les lettres doivent être vectorisées : le fichier n'a alors plus besoin de la police pour s'afficher correctement.
Le guide d'usage
Court et utile : zones de sécurité, taille minimale, usages interdits, palette, hiérarchie typographique. C'est le document qui permet à quelqu'un d'autre de continuer sans tout casser.
Les droits, par écrit
Le point le plus négligé et le plus lourd de conséquences. Le contrat doit préciser ce que vous pouvez faire du travail : quels supports, quels territoires, quelle durée, et si vous pouvez le modifier.
Ne vous contentez pas d'un accord verbal. Ce n'est pas de la méfiance : c'est ce qui protège les deux parties le jour où le dossier change de mains.
La liste à vérifier
Avant de solder un projet, vérifiez que vous avez : sources vectorielles, PDF, SVG, PNG transparents, déclinaisons monochrome et négatif, codes couleur dans les trois espaces, noms et licences des polices, guide d'usage, et une cession de droits écrite.
S'il manque quelque chose, c'est maintenant qu'il faut le demander — pas dans deux ans.
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