Journal · Collaboration · 2026-08-04

Choisir un designer graphique à Montréal

Les portfolios se ressemblent tous une fois qu'on a regardé dix sites. Ce qui distingue vraiment, ce n'est pas la qualité des images : c'est la façon dont le travail est expliqué.

Lire un portfolio autrement

Un beau visuel prouve qu'on sait faire un beau visuel. Il ne dit rien de ce qui compte : est-ce que le projet a résolu quelque chose ?

Cherchez les études de cas où le designer explique le problème de départ, les contraintes, et pourquoi il a tranché comme ça. Un portfolio qui ne montre que des résultats sans raisonnement peut cacher du travail exécuté sans compréhension — ou des maquettes qui n'ont jamais été produites.

Vérifiez ce qui a réellement été imprimé

Les mises en situation sont faciles à fabriquer. Un projet qui existe en vrai — sur une tablette, en rayon, dans la rue — vaut trois maquettes parfaites. Demandez simplement : « est-ce que ça a été produit ? »

Indépendant, studio ou agence

Un indépendant : vous parlez à la personne qui fait le travail. Réactif, souvent plus abordable, cohérent d'un bout à l'autre. Limite : la capacité, et une disponibilité qui dépend d'une seule personne.

Un petit studio : plusieurs mains, plusieurs spécialités, une continuité si quelqu'un est absent. Vous ne parlez pas toujours à celui qui exécute.

Une agence : capacité, gestion de projet, gros déploiements. Coût de structure, et un risque réel de voir le projet confié à une équipe junior après avoir été vendu par un senior.

Aucune formule n'est meilleure. Ce qui compte est l'adéquation avec la taille du projet.

Les questions à poser avant de signer

Les signaux qui doivent alerter

Un prix très bas sans périmètre défini. L'écart se rattrape en suppléments, ou en travail bâclé.

Aucune question sur votre activité. Un designer qui commence à dessiner avant d'avoir compris ce que vous vendez dessine pour lui.

Des dizaines de propositions initiales. Cela signale une absence de parti pris : on vous fait choisir à la place de réfléchir.

Un refus de livrer les sources. Discutable et négociable, mais ça doit être dit avant, pas découvert à la fin.

Le facteur qu'on oublie

Un projet d'identité dure des semaines et suppose des désaccords. Vous allez devoir dire « non, ça ne va pas » à quelqu'un, et cette personne doit pouvoir vous dire « je pense que vous avez tort ».

Si l'échange est déjà tendu au premier appel, la production ne l'améliorera pas. La compétence est nécessaire ; la capacité à se parler franchement est ce qui fait aboutir.

Un projet en tete ? Parlons-en — ou voyez d'abord les projets.

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